15 février 2007
L'inconnu de Paula
Ceci est une histoire vraie, une histoire qui est arrivée à Paula. Je me souviens de mon excitation le jour où elle me l’a raconté. La réalité de cette aventure rend ce récit plus intense évidemment, et probablement bien au-delà de ce que peuvent exprimer des mots, sans doute maladroitement alignés.
A cette époque Paula travaillait dans une grande agence d’intérim. Elle devait régulièrement s’entretenir avec un homme qui se trouvait à Strasbourg. Paula, habitait Marseille. Plusieurs fois par jour ils devaient se téléphoner, pour résoudre Dieu seul sait quels problèmes. Très vite Paula a été séduite par le timbre de voix de cet homme auquel, à ce stade du récit, il serait judicieux de trouver un prénom… C’est curieux. J’ai l’histoire en tête, mais je bloque sur le prénom à donner à cet inconnu. Allez, optons pour Bruno. Je ne connais pas de Bruno. Ca tombe bien, pour un inconnu.
Donc très vite Paula succombe au timbre de voix de Bruno qui finissait immanquablement leurs conversations par un très profond et corsé : What else ? Non, je plaisante… Bon, restons sérieux et revenons à Georges, enfin non à Bruno.
Au fil des conversations, fussent-elles professionnelles, une intimité se crée entre Bruno et Paula. Ce genre de situation est un peu inévitable. De toute évidence Bruno n’était pas, non plus insensible, à la voix de Paula, à sa personnalité. Peu à peu les conversations se sont faites plus personnelles, plus intimistes.
Et puis un soir Bruno appelle Paula chez elle. Bruno est en déplacement, seul dans une chambre d’hôtel. Il est tard et ils discutent, longuement, de tout, de rien, de leurs vies. Puis un deuxième soir et un troisième. Et finalement ils finissent pas faire l’amour au téléphone, une fois, deux fois. Paula a toujours été très discrète sur la teneur de ces conversations érotiques mais elle m’a avoué y goûter particulièrement.
Je ne sais pas sur quelle durée s’est faite cette évolution mais elle s’est faite. Jusqu’au jour où Bruno a avoué à Paula son désir de lui faire l’amour, en vrai, pas au téléphone, mais dans n’importe quelles conditions.
La rencontre a été organisée dans un hôtel. Paula y a attendu Bruno les yeux bandés, en lingerie, dans une profonde pénombre. Bruno à pris un train. Il s’est laissé glissé dans cette aventure un peu folle. Il est entré, doucement, dans cette chambre d’hôtel, sans doute un peu angoissé. Et j’imagine sa vision de Paula, en lingerie, allongée, les yeux bandées. J’imagine Bruno mettant enfin un corps sur cette voix mais sans pouvoir y mettre un visage, ou si peu.
Je sais qu’il lui a fait l’amour, longuement, sans lui enlever son bandeau, dans cette pénombre profonde. Les deux amants ne se sont réellement découverts qu’après être arrivé au terme de leur plaisir. Je trouve que c’est une jolie histoire. Ils ne se sont jamais revu.
09 février 2007
Pauline
Une des caractéristiques de la blogosphère c’est qu’il s’agit, en fait, d’un mouvement quasi perpétuel. Un blogueur laisse un commentaire sur mon blog. Je clique sur son pseudo et je suis dirigé vers son propre blog. J’y découvre d’autres commentaires, laissés par d’autres blogueurs. Je clique et me voilà ailleurs, sur un autre blog. Et ainsi de suite, de blogs en blogs, de blogueurs en blogueuses. Il faudrait essayer, mais cela peut ne jamais s’arrêter.
Notez bien cependant que ce miracle permanent du mouvement blogosphérique perpétuel n’est pas forcément synonyme de progrès.
Je veux dire par là, qu’une fois enclenché le mouvement, je suis plutôt pris dans une sorte de tourbillon, de fuite en avant que j’ai rarement envie d’interrompre. Ca n’est pas que ce mouvement blogosphérique perpétuel soit excessivement agréable, étourdissant, entêtant, ou incontrôlable. C’est plutôt que les blogs qui donnent envie de s’attarder, d’arrêter ce mouvement, ne sont pas légion.
Alors, quand ça arrive : Alléluia ! J’ai alors l’impression de découvrir un monde secret, une pépite d’or pur, un truc hors du temps, quelque chose de rare. Evidemment, puisqu’une pépite d’or pur c’est rare. Alors, je ne vous raconte pas, lorsque c’est la pépite qui vient à moi. La joie n’en est que plus intense, la satisfaction plus jouissive encore.
Il y a quelques jours une pépite est venue jusqu’à Thaïs et moi-même, comme propulsée du mouvement blogosphérique perpétuel, éjectée, catapultée en plein vicesdeformes, sous la forme d’un délicieux commentaire.
Cette pépite rare se nomme Pauline (en plus j’aime bien Pauline…). Pauline fait bien plus que maintenir un blog, elle a un site et elle sait manier un appareil photo avec un vrai savoir faire. Elle nous offre son monde, un monde esthétiquement riche, savoureux et générateur d’un univers qui lui est propre. Car la démarche photographique de Pauline est déjà très aboutie. Pauline a donc débarqué sur vicesdeformes, grâce au mouvement blogosphérique perpétuel. Alléluia !
03 février 2007
Hasta pronto Délice...
C’est curieux… quelques jours à peine après le post précédent, Délice et Secret ont tiré leur révérence… je ne peux, très égoïstement que la souhaiter provisoire. C’est curieux ce sentiment de vide, d’abandon, cette sensation très nette de la fin de quelque chose. Un peu comme le départ de quelqu’un de proche. C’était machinal chez moi qui suis matinal. Au réveil, ma tasse de café, une biscotte avec de la confiture de fruits rouge. Les cheveux en bataille. Thaïs dort encore. Je suis devant le PC, les derniers mails reçus, les dernières nouvelles, un petit tour chez Délice et Secret, cette atmosphère, ce sépia « made in » Délice... Une habitude agréable vite prise. Autre curiosité, ce message est le centième de vicesdeformes… Je l’aurai aimé plus envolé…Vous allez nous manquer. Nous vous embrassons.
24 janvier 2007
Juste retour des choses.
Sur le post précédent intitulé « Masturbation » notre amie Délice a laissé le commentaire suivant :
Je passe, je regarde... cette photo dégage tant de force et de sensualité!
J'aime !
Puis... je me dis qu'elle ne tardera pas à susciter des réactions... et je m'éloigne.
Je repasse, je regarde, je constate... Ce cliché n'évoquerait-il rien à personne si ce n'est à moi ?
Je suis surprise !
Je flâne à nouveau, je regarde, je constate et mon regard s'affine encore, ce qui me gênait ne me gène plus! Il est vraiment beau ce cliché ! Mais toujours aucune réaction!?!
Alors j'ose... j'aime beaucoup ce cliché Jules, pour l'Erotisme puissant qui s'en dégage... Virilité "crue", certes, invitant, pourtant, dans le flou du mouvement, vers d'autres rives où l'imagination fait le reste!
Si je prends le soin de créer un nouveau post, au lieu de remercier Délice par les biais des commentaires c’est en fait car il s’agit d’un curieux retournement de situation. En effet mes deux dernières photographies m’ont été inspirées par un cliché superbe de la virilité de Secret.
Photographier un sexe d’homme n’est pas chose aisée et peu de clichés sont… comment dire ?... appétissants. Le cliché d’un sexe d’homme appelle immédiatement une connotation plus crue, plus vulgaire que la photo du sexe d’une femme. Mais sur ce cliché de Délice tout n’est que douceur, atmosphère tamisée, l'ensemble parfaitement accordé avec la virilité triomphante et superbe de Secret. J’avait adoré ce cliché. Et même si mes photographies sont très différentes, n’ont pas le côté léché de celle de Délice, celle-ci a donc été mon inspiratrice… Merci pour tout Délice !
21 janvier 2007
Masturbation
"La pornographie c'est l'érotisme des autres" affirmait André Breton à qui l'on demandait la différence entre l'une et l'autre. C'est à travers cette sentence du pape du surréalisme que, finalement, l'on appréhende le mieux la difficulté d'aborder le sens des mots sans connotation morale, donc dans la subjectivité. (texte trouvée sur le net...).
20 janvier 2007
En attendant Thaïs
18 janvier 2007
En fouinant (III)
17 janvier 2007
court
Cette semaine, Thaïs m’a fait un immense plaisir. Elle en a terminé avec ses cheveux longs. J’ai eu le plaisir de la redécouvrir avec ses coupes qui lui donnent plus de charme encore, plus de chien, un côté plus femme. Ca n’est pas qu’elle en ai besoin, loin s’en faut. Je ne sais pas pourquoi, mais une femme avec les cheveux court est pour moi une femme qui s’assume, n’a pas besoin de l’artifice de cheveux long pour séduire. Combiner la côté garçon d’une coupe courte à la féminité d’une délicieuse créature. Quel bonheur et quelle source de désir...
16 janvier 2007
Si le jeu en vaut la chandelle...
Pour avoir passé pas mal de temps sur les sites de rencontre libertines je sais qu’il n’est pas aisé de rencontrer des personnes qui nous correspondent, qu’il faut trier, essuyer pas mal de déconvenues pour aller au delà du simple "plan sexe" et faire naître une relation pas uniquement charnelle. La question se pose d’ailleurs sur la manière d’aborder ces contacts et ces aventures. Un couple avec qui nous avons passé une soirée très agréable, nous a expliqué que leur recherche se limite quasi exclusivement à des instants coquins passés dans les coins câlins de lieux libertins. Il s’agit pourtant d’un couple charmant, cultivé, et à la conversation très agréable. Et je trouve pour ma part dommage de ne pas mélanger les deux aspects des choses. Cela, me semble-t-il, ne peut qu’être source d’une excitation supplémentaire, et nous offrir l’opportunité d’une ambiance érotique raffinée, mais à inventer. D’autres, à l’inverse, ne peuvent imaginer une aventure sans prise de contact préalable, sans échange cérébral, sans un minimum d’affinités. Pas de sexe pour le sexe peut on lire régulièrement sur certains blogs pourtant libertins. Le sexe pour le sexe… quelle horreur ! N’exagérons tout de même rien ! On pourra leur opposer, comme me le fit Sophie, qu’il y a là comme une hypocrisie, comme un mensonge à soi même, un faux semblant, une vraie fausse justification à un comportement en marge et que le but de ces aventures libertines n’est pas de se faire des amis mais de s’offrir des émotions sexuelles différentes. Et Sophie de me préciser que des amis elle en a déjà suffisamment et que ça n’est pas précisément ce qu’elle cherche dans le libertinage. Sa vision m’apparaît très pragmatique. Et je suis bien plus excité à l’idée de passer un moment avec elle, maintenant que j’ai pu profiter de sa simple présence, de son charme, et du bleu de ses yeux, dans un contexte extrêmement conventionnel. A la vérité je suis preneur des deux aspects des choses. Le sexe pour le sexe ne me choque pas et m’attire tout autant qu’une cérébrale et tendre complicité. S’il est donc relativement compliqué de se trouver en phase avec un autre couple, je vous laisse imaginer la complication lorsqu’il s’agit de croiser la route d’un homme seul, et ne parlons pas d’une femme. Une délicieuse blogeuse m’a venté le plaisir, pour elle, d’être caressée par son homme accompagné par un inconnu choisi par eux, et, en quelque sorte, mis à leur disposition. Elle m’a également fait part de la difficulté de dénicher l’oiseau rare, totalement perdu au milieu d’une cohorte ressemblant plus à un régiment de morts de faim qu’à de raffinés et distingués libertins. Yuuna nous avait d’ailleurs confirmé cet état de fait, eu égard son expérience de soirées libertines autorisant la présence limité de messieurs non accompagnés. J’ai bien eu quelques contacts par le biais d’un site de rencontres mais rien de jamais très convainquant. Je ne m’en suis d’ailleurs jamais ouvert à Thaïs, sauf une fois. C’était tentant. L’homme nous invitait a passer une soirée dans une luxueuse villa, avec éventuellement d’autres couples de notre connaissance. Je regrette un peu de ne pas y avoir donné suite d’ailleurs. Il y a quelques jours un commentaire a été posté sur vicesdeformes. Je vous le livre tel quel : " Charme, beauté, quel plaisir de vous voir, que serait de plaisir plus grand que celui de vous courtiser, puis de vous donner du plaisir ". C’est au moins correctement écrit et délicat. C’est suffisamment rare pour être remarqué. J’ai donc répondu à cette personne de tenter sa chance. Nous verrons bien. Et peut être que je vous tiendrai au courant de nos échanges, si le jeu en vaut la chandelle…
En fouinant (II)
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