Vices de formes

le blog de Thaïs et Jules... ou l'alcôve d'un couple.

20 février 2007

Un samedi soir

Samedi soir, un samedi comme d’autres. Nous avons invité à dîner deux couples d’amis, des amis de longue date. Yuuna fait partie des nôtres et elle est la seule à avoir connaissance de nos activités libertines. ce soir là Yuuna était absolument divine, avec ses cheveux nouvellement frisés, son petit haut blanc et court. Et surtout un époustouflant pantalon taille basse, fait d’un tissus satiné, brillant, cuivré qui la moule et fait ressortir des fesses superbes, aux proportions idéales et que je ne peut m’empêcher d’admirer. Pourquoi d’ailleurs m’en serai-je privé ? L’ensemble était surmonté d’une ceinture à la boucle proéminente, ostentatoire, cuivrée elle aussi, qui finissait parfaitement l’ensemble en donnant à notre Yuuna une allure, un " je ne sais quoi " de sauvagerie et d’érotisme. Sans oublier ses talons qui ne faisaient qu'ajouter une touche de féminité intemporelle et sans compter que la surface satinée du pantalon était, plus qu’un plaisir pour les yeux, un véritable appel au toucher et aux caresses. Ce soir là Yuuna était donc somptueuse, lumineuse.
La soirée se passe, s’éternise agréablement. Nous sommes maintenant entre garçons, discutant de notre intérêt commun pour le vin. Vincent me fait part du bonheur de partager cet intérêt pour Bacchus . Et subitement, alors que rien ne laisse prévoir que la conversation puisse prendre pareille tournure, Vincent se lance dans un raisonnement qui était à peu près celui-ci : "tu vois Jules, ce qu’il y a de bien avec le vin, c’est que c’est quelque chose qui est synonyme de partage. C’est quelque chose qui nous rassemble. Nous en discutons, nous argumentons. Nous ne sommes pas toujours d’accord mais c’est un formidable vecteur d’amitié ". J’acquiesce tout en débouchant une nouvelle bouteille. Et subitement Vincent, tout en lorgnant l’étiquette du flacon entre mes mains nous lâche " d’ailleurs tu vois Jules ! A l’instant présent tu partages ton vin, tu nous offre un morceau de toi de ta vie. Il ne te viendra pas à l’idée de partager ta femme ! mais ta cave, ton vin oui… etc etc… "
Il a fallut que je me retienne de rire, de m’étouffer, et surtout de regarder en direction de Thaïs et de Yuuna. Ca n’est que plus tard, après le départ de nos invités que Thais et Yuuna m’ont dit ne pas avoir fait attention à cette conversation.
Le pire, c’est que j’ai été pris de court, et je n’ai rien répondu à Vincent, naviguant entre l’envie de rire, et le sentiment de me trouver subitement en terrain miné. Et Vincent insiste : "N’est-ce pas Jules que si tu partage ton vin, tu n’est pas disposé à partager ta femme ? " Evidemment Vincent, évidemment ….
Ce qui m’a le plus étonné, ça n’était pas l’affirmation, indirecte, du refus d’un quelconque libertinage, ou de quoi que ce soit dans le genre, mais le ton sur lequel cette idée a été exprimée, telle une évidence, comme quelque chose qui ne peut porter à discussion. Ai-je besoin de préciser que Thaïs ne m’appartient pas ? La question n’est pas de la partager ou pas, mais de lui reconnaître, la liberté, lui offrir la possibilité d’autres plaisirs. Et il est vrai qu’après avoir consommé notre libertinage cette idée m’apparaît aujourd’hui comme extrêmement naturelle. Ce qui ne m’empêche pas d’aimer Thaïs plus encore, depuis qu’elle est devenue ma complice dans ce qu’il faut bien convenir de désigner comme une démarche marginale. Quoi qu’il en soit, je me garderai bien pour ma part, dans le cadre d’une discussion amicale, d’énoncer pareille affirmation : "tu ne partagera point ta femme"… il est des gens chez qui on s’attend à pareilles prises de positions sur la question et même pire. Il en est d’autre chez qui cela ne manque pas de surprendre. Le libertinage est finalement peut être beaucoup moins répandu que ce que je veux bien le fantasmer !

Posté par Jules30 à 09:44 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2007

L'inconnu de Paula

Ceci est une histoire vraie, une histoire qui est arrivée à Paula. Je me souviens de mon excitation le jour où elle me l’a raconté. La réalité de cette aventure rend ce récit plus intense évidemment, et probablement bien au-delà de ce que peuvent exprimer des mots, sans doute maladroitement alignés.
A cette époque Paula travaillait dans une grande agence d’intérim. Elle devait régulièrement s’entretenir avec un homme qui se trouvait à Strasbourg. Paula, habitait Marseille. Plusieurs fois par jour ils devaient se téléphoner, pour résoudre Dieu seul sait quels problèmes. Très vite Paula a été séduite par le timbre de voix de cet homme auquel, à ce stade du récit, il serait judicieux de trouver un prénom… C’est curieux. J’ai l’histoire en tête, mais je bloque sur le prénom à donner à cet inconnu. Allez, optons pour Bruno. Je ne connais pas de Bruno. Ca tombe bien, pour un inconnu.
Donc très vite Paula succombe au timbre de voix de Bruno qui finissait immanquablement leurs conversations par un très profond et corsé : What else ? Non, je plaisante… Bon, restons sérieux et revenons à Georges, enfin non à Bruno.
Au fil des conversations, fussent-elles professionnelles, une intimité se crée entre Bruno et Paula. Ce genre de situation est un peu inévitable. De toute évidence Bruno n’était pas, non plus insensible, à la voix de Paula, à sa personnalité. Peu à peu les conversations se sont faites plus personnelles, plus intimistes.
Et puis un soir Bruno appelle Paula chez elle. Bruno est en déplacement, seul dans une chambre d’hôtel. Il est tard et ils discutent, longuement, de tout, de rien, de leurs vies. Puis un deuxième soir et un troisième. Et finalement ils finissent pas faire l’amour au téléphone, une fois, deux fois. Paula a toujours été très discrète sur la teneur de ces conversations érotiques mais elle m’a avoué y goûter particulièrement.
Je ne sais pas sur quelle durée s’est faite cette évolution mais elle s’est faite. Jusqu’au jour où Bruno a avoué à Paula son désir de lui faire l’amour, en vrai, pas au téléphone, mais dans n’importe quelles conditions.
La rencontre a été organisée dans un hôtel. Paula y a attendu Bruno les yeux bandés, en lingerie, dans une profonde pénombre. Bruno à pris un train. Il s’est laissé glissé dans cette aventure un peu folle. Il est entré, doucement, dans cette chambre d’hôtel, sans doute un peu angoissé. Et j’imagine sa vision de Paula, en lingerie, allongée, les yeux bandées. J’imagine Bruno mettant enfin un corps sur cette voix mais sans pouvoir y mettre un visage, ou si peu.
Je sais qu’il lui a fait l’amour, longuement, sans lui enlever son bandeau, dans cette pénombre profonde. Les deux amants ne se sont réellement découverts qu’après être arrivé au terme de leur plaisir. Je trouve que c’est une jolie histoire. Ils ne se sont jamais revu.

Posté par Jules30 à 09:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2007

Pauline

pauline3Une des caractéristiques de la blogosphère c’est qu’il s’agit, en fait, d’un mouvement quasi perpétuel. Un blogueur laisse un commentaire sur mon blog. Je clique sur son pseudo et je suis dirigé vers son propre blog. J’y découvre d’autres commentaires, laissés par d’autres blogueurs. Je clique et me voilà ailleurs, sur un autre blog. Et ainsi de suite, de blogs en blogs, de blogueurs en blogueuses. Il faudrait essayer, mais cela peut ne jamais s’arrêter.

Notez bien cependant que ce miracle permanent du mouvement blogosphérique perpétuel n’est pas forcément synonyme de progrès.

Je veux dire par là, qu’une fois enclenché le mouvement, je suis plutôt pris dans une sorte de tourbillon, de fuite en avant que j’ai rarement envie d’interrompre. Ca n’est pas que ce mouvement blogosphérique perpétuel soit excessivement agréable, étourdissant, entêtant, ou incontrôlable. C’est plutôt que les blogs qui donnent envie de s’attarder, d’arrêter ce mouvement, ne sont pas légion.
Alors, quand ça arrive : Alléluia ! J’ai alors l’impression de découvrir un monde secret, une pépite d’or pur, un truc hors du temps, quelque chose de rare. Evidemment, puisqu’une pépite d’or pur c’est rare. Alors, je ne vous raconte pas, lorsque c’est la pépite qui vient à moi. La joie n’en est que plus intense, la satisfaction plus jouissive encore.

Il y a quelques jours une pépite est venue jusqu’à Thaïs et moi-même, comme propulsée du mouvement blogosphérique perpétuel, éjectée, catapultée en plein vicesdeformes, sous la forme d’un délicieux commentaire.

Cette pépite rare se nomme Pauline (en plus j’aime bien Pauline…). Pauline fait bien plus que maintenir un blog, elle a un site et elle sait manier un appareil photo avec un vrai savoir faire. Elle nous offre son monde, un monde esthétiquement riche, savoureux et générateur d’un univers qui lui est propre. Car la démarche photographique de Pauline est déjà très aboutie. Pauline a donc débarqué sur vicesdeformes, grâce au mouvement blogosphérique perpétuel. Alléluia !


pauline

Posté par Jules30 à 06:06 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2007

Hasta pronto Délice...

C’est curieux… quelques jours à peine après le post précédent, Délice et Secret ont tiré leur révérence… je ne peux, très égoïstement que la souhaiter provisoire. C’est curieux ce sentiment de vide, d’abandon, cette sensation très nette de la fin de quelque chose. Un peu comme le départ de quelqu’un de proche. C’était machinal chez moi qui suis matinal. Au réveil, ma tasse de café, une biscotte avec de la confiture de fruits rouge. Les cheveux en bataille. Thaïs dort encore. Je suis devant le PC, les derniers mails reçus, les dernières nouvelles, un petit tour chez Délice et Secret, cette atmosphère, ce sépia « made in » Délice... Une habitude agréable vite prise. Autre curiosité, ce message est le centième de vicesdeformes… Je l’aurai aimé plus envolé…Vous allez nous manquer. Nous vous embrassons.

Posté par Jules30 à 14:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

== Publicité ==


« Accueil  1