24 novembre 2006
Bonsoir tristesse.
Ca n’a évidemment rien à voir avec le sujet de ce blog mais… deux épicuriens... amoureux de la vie, des grands vins, de la bonne chère, des havanes et -comment en douter ?- des femmes.
Ce soir, donc, sur la deuxième chaine nationale, Jean Rochefort, ému, les larmes aux yeux, rend hommage à son ami, Philippe Noiret. La classe, l’élégance, l’esprit, l’humour… au point de parvenir à nous faire rire et sourire dans cet instant tragique. Sans doute avez-vous vu ou verrez vous cet hommage d’une vérité et d’une émotion aussi rare qu’intense, précieux. Et Rochefort raconte, se raconte, témoigne. Il prend la main de Noiret, ils sont tous les deux et finalement Rochefort parvient à demander à son ami si au bout du chemin il en éprouve une angoisse. Et Philippe Noiret de lui répondre : « C’est bien assez emmerdant comme ça, pour en plus être angoissé ». Ya pas de mots... Ce soir Thaïs et Jules ont été envahis, comme vous tous sans doute, d’une immense et grande tristesse.
23 novembre 2006
LBN ZE BLOG
C’est parfois lorsqu’on s’y attend le moins… et hop… le hasard, une découverte, le truc qui accroche.
Je suis matinal depuis quelque temps. Il est tôt pour nous. Thaïs est endormie, la maison silencieuse. Je commence à entendre la ville qui s’éveille, doucement. Je récupère mes emails les Emile comme disent les espagnols. Je fouine un peu et tombe là-dessus : LBN ZE BLOG (je vous l’ai mis en liens favoris, avec celui de Lucien). Ca parle des ce que nous aimons, qui nous rassemble ici, d’autres choses aussi. Je parcours rapidement, découvre un travail photographique original et intéressant. Pas le temps d’approfondir hélas. Plus tard. Là il va falloir que je sorte Thaïs de ses songes.. érotiques ( ?). Tiens, au fait… notre prochaine soirée libertine est programmée. C’est pour bientôt. Mais avant, quelques photos, essayages, histoire de laisser s’installer le fantasme et laisser grandir le désir d’un libertinage à venir.
21 novembre 2006
Ecran blanc.
Me voici aujourd’hui devant la page blanche, ou plutôt l’écran blanc… Rien à raconter. Ca n’est pas l’envie qui me manque, mais je cale un peu je dois dire. Et ça n’a rien à voir avec la découverte de ce blog par des proches non… (Sourire). D’ailleurs je vous en reparlerai sans doute un de ces jours ; et nous continuons, of course ! Como no !?
Non, là, jusqu’à la prochaine séance photo je n’ai pas grand-chose à vous proposer à vrai dire, ni a écrire. Sans doute faut-il voir dans cette panne les effets, pour l’instant néfastes, d’un quotidien à l’heure actuelle un peu déroutant. Les nouvelles activités de Thaïs l’on plongé dans un rythme de vie différent auquel il faudra qu’elle s’habitue. Je lui fais confiance. C’est sans doute aussi pour cela que j’éprouve le besoin de nous replonger dans notre intimité dévoilée, comme elle dit si bien, la nourrir à nouveau, la réveiller, la vivre tout simplement. Ca va venir, je le sais. Et ce sera une bonne chose car au-delà d’une sexualité épanouie j’aime publier sur vicesdeformes, j’aime écrire ces posts, vous raconter une partie de nos aventures et vous faire partager mon intérêt pour quelques lectures. C’est d’ailleurs pour cela que je suis en train d’aligner ces quelques mots, sans doute inutiles, mais témoignant du plaisir que je peux y prendre, malgré tout.
20 novembre 2006
Portrait téléphonique.
Voici un portrait de Thaïs pris hier… avec un téléphone… Mouais…. Je reste dubitatif sur cette façon de prendre des photos… Mais bon... faudra vous contenter de ça pour aujourd’hui !
19 novembre 2006
Thaïs en cuir.
Thaïs aujourd'hui était superbe…Jupe en cuir, fendue légèrement et laissant entrevoir ses cuisses lorsqu’elle est assise ou croise les jambes, en voiture… Thaïs très sage mais également très femme, très érotique et inspirante ainsi en cuir pour moi qui la connaît. Nous avons évoqué une prochaine soirée libertine qui ne devrait maintenant pas tarder, le temps de la fantasmer un peu ou plutôt la préparer. Nous vous ferons partager évidemment quelques essayages de tenues coquines et affriolantes. Pour l’instant voici Thaïs aujourd’hui… soft et raffinée. Féminine comme je l’aime.
15 novembre 2006
Erotomane.
Dans un commentaire précédent, notre ami Henon c’est lui-même auto défini comme un érotomane. J’avoue bien humblement n’avoir jamais eu l’occasion de me pencher sur ce terme avant ce jour. Je suis donc allé consulter, dans un premier temps le petit Robert qui nous en donne la définition suivante : « qui est affecté d’érotomanie ». Ce qui ne nous éclaire guère. A Erotomanie il est écrit : « Obsession caractérisée par des préoccupations d’ordre sexuel » ou encore « Psycho : Illusion délirante d’être aimé ».
Evidemment ça nous vient du Grec. Qu’est-ce qui ne vient pas du Grec de toute façon ? Vive le Grec ! Le Dictionnaire culturel d’Alain Rey nous en dit à peu près la même chose : « Personne obsédée par la sexualité, atteinte d’érotomanie » et en prime nous cite Colette dans la «Vagabonde» : « Le regard du «Satyre» insiste, lubriquement, puis tous les traits du visage, bouche, narine, sourcils concourent à exprimer la joie spéciale d’un érotomane…»
Nom de Dieu ! Thaïs et moi-même fréquentons donc un érotomane ! Un dingo du cul quoi !
14 novembre 2006
sucer
Je voudrais te sucer jusqu’à la moelle. Je voudrais que tu aies d’abord beaucoup de jus, que ça me coule longtemps dans la bouche. Je te sucerais, tu fondrais petit à petit, jusqu’à ce que tu ne sois plus que ta queue. Je la sucerais encore et elle diminuerait jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de toi.
Louis Calaferte (La mécanique des femmes)
13 novembre 2006
La mécanique des femmes.
Après « Septentrion » j’ai logiquement entamé « la mécanique des femmes ». Je n’en suis qu’au début, mais la chose me parait plus crue encore, plus sexuelle, et toujours aussi puissante. Voici.
" - Tu ne penses jamais à la mort ?
Elle tourbillonne gaiement sur elle-même.
- Je suis jeune !
- Je te parle sérieusement. Tu ne penses jamais à la mort ?
Sa main, qu’elle applique à la jointure de ses cuisses, la robe creusée.
- Je pense à ça. C’est pareil.
Une expression de mépris.
- Tu veux de ma petite mort ?
Le corps en arrière, elle tend son sexe.
- Et avec elle, on meurt plusieurs fois. Tu veux essayer ? Je suis une bonne petite mort salope.
- Je te demande si tu ne penses jamais à la mort ?
En fureur, le regard dur.
- Tu m’emmerde avec ta mort ! Moi je baise, et tant que je baise, la mort, je m’en fous !
Rageusement jetée dans un fauteuil.
- Ta mort, tu peux te branler avec !
M’approchant d’elle.
- Ne me touche pas.
Elle enfouit sa tête dans ses bras repliés.
- Je ne veux pas qu’on me parle de mort !
La voix aigüe.
- Je suis vivante, moi, vivante !
J’allume une cigarette.
- Qu’est-ce qui te fais si peur ?
Dressée comme sous l’effet d’une décharge électrique.
- Le diable, si tu veux le savoir ! Satan ! Lucifer ! Le Diable !
En larmes elle rit follement."
11 novembre 2006
Thaïs... tout simplement (II).
10 novembre 2006
Jardin secret.
Ce blog est notre jardin secret. A l’exception de Yuuna, devenue une amie, aucune personne de notre entourage n’a connaissance de son existence, pas plus que de nos activités libertines.
Je me demande souvent, lorsque je croise une personne, quelle serait la possibilité de la rencontrer dans un lieu libertin ? Dans le secret de son intérieur, cherche-t-elle à lire sur le net des blogs comme vicesdeformes ? A la vérité il est bien difficile de se faire une idée, et ce petit passe temps, qui au début était pour moi presque une obsession, m’intéresse de moins en moins. Notre jardin secret est par définition secret. Et au fonds de moi, je n’ai pas envie d’y croiser ceux ou celles que je fréquente ou côtoie au quotidien. Ne voyez pas là un sentiment de honte ou une quelconque difficulté morale à assumer notre démarche. Je suis loin d’en avoir honte ou de ne pas assumer moralement. J’en suis même très loin. Au bout du compte, parmi les satisfactions de ce blog il y a d’évidence le fait qu’il soit intime, secret, une bulle hors du temps et loin du quotidien, que je partage et fais vivre avec Thaïs.
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